A la demande générale, voici le discours en version intégrale, que M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, a prononcé le jeudi 20 décembre 2007, à Rome, en la basilique Saint-Jean de Latran. Le discours se trouve en pièce jointe, en bas de cette note, vous pouvez le télécharger au format pdf, dans la case "une annexe", juste à côté de la case réservée aux "commentaires". Il fait 6 pages, et je vous invite à les lire dans leur intégralité. Pour ma part, je me contenterai de vous livrer (sans commentaires) quelques phrases que j'ai notées, au fil des pages, et qui ont interpellé, voire choqué mes convictions laïques.
Page 1 : "en acceptant le le titre de chanoine d'honneur de cette basilique (...) j'assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre Nation à l'Eglise."
"C'est pas le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de
l'Eglise. Les fait sont là."
"c'est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société
française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa
littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si
particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes."
Page 2 : (A propos du titre de chanoine d'honneur qu'il
vient d'accepter, le président explique) "Que la France soit liée à
l'Eglise Catholique par ce titre symbolique, c'est la trace de cette histoire
commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France a
beaucoup compté pour le christianisme."
Page 3 : "Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la
recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si
ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens
à une vie. Ce sont ces petits et grandes espérances qui "au jour le jour nous
maintiennent en chemin" pour reprendre les termes même de l'encyclique du Saint
père. Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de
l'être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort."
Page 4 : "Or, longtemps, la République laïque a sous-estimé
l'importance de l'aspiration spirituelle."
(...)
"D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle
n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini."
Page 5 : "Dans la transmission des valeurs et dans
l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne
pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il
s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de
sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance."