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vendredi 11 janvier 2008

Carte de voeux de Survival


Dans notre série, je partage avec vous quelques belles cartes de voeux que j'ai reçues pour 2008, voici la carte de Survival, une association qui :

 aide les peuples indigènes à défendre leur vie, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir.

Je vous ai déjà parlé de Survival et de leurs actions
en faveur des Bushmen du Kalahari, et de leur avenir toujours incertain, mais là, sur la carte intitulée "Bonne année 2008 !", ce sont des Inuits, au Groenland, et ils se livrent à quelques exercices de détente avant de reprendre la route ! Et Dieu sait que la route va être longue jusqu'à 2009 ! Alors longue vie aux Inuits et au respect de leur culture !
Crédit photo :B & C Alexander 

  

mardi 4 décembre 2007

Bushmen du Kalahari : à quand le vrai retour ?


Le 26 janvier 2007, sur mon ancien blog "Ekologik" voici la note que j'avais rédigée.
"La panne est réparée. Donc, c’est reparti, avec une photo et surtout... une victoire historique ! C’est quoi ? C’est qui ? C’est l’immense joie des Bushmen du Kalahari apprenant qu’ils ont gagné leur procès contre le gouvernement du Botswana.
Le 13 décembre 2006, la Haute Cour de ce pays a en effet décidé que l’expulsion des Bushmen par le gouvernement était illégale et qu’ils avaient le droit de vivre sur leurs terres, dans la Réserve naturelle du Kalahari, en exerçant librement leur droit d’y chasser et pratiquer la cueillette... comme le faisaient leurs ancêtres, il y a 20 000 ans de cela.
Donc, aux dernières nouvelles fournies par l’organisation Survival* (qui les a soutenus moralement et financièrement depuis le début !), en ce mois de janvier 2007, une quarantaine de Bushmen (sur les 1000 vivant survivant dans les camps de relocalisation sont retournés sur leur territoire, certains avec des  permis temporaires, et le tout malgré une lourde présence policière, note Survival.
Les Bushmen ont gagné leur retour, alors c’est quoi le problème ? Le problème, c’est l’écotourisme de luxe‚ et les diamants !
Les terres des Bushmen se trouvent dans la CKGR (Central Kalahari Game Reserve, traduisez : Réserve de gibier du Kalahari central). La richesse de la faune et l’immense (52 000 km2) beauté des paysages font que le Botswana est une destination de plus en plus prisée pour son écotourisme de luxe avec hôtel 4 étoiles au milieu du désert. Et puis, il y les immenses gisements de diamants qui suscitent des convoitises. Eh oui, la CKGR est située au coeur du plus important gisement de diamants au monde."
Voilà, c'était la note rédigée il y a un an... 
HELAS... un an après leur victoire judiciaire, les Bushmen ne sont pas vraiment rentrés chez eux !
Selon Survival "Le 13 décembre marquera le premier anniversaire de la victoire judiciaire des Bushmen du Kalahari devant la Haute Cour du Botswana. Le gouvernement botswanais n’a cependant toujours pas appliqué le jugement et la plupart des Bushmen croupissent encore dans les camps de relocalisation. 
Depuis le jugement de la Haute Cour, le gouvernement a donné son accord à un projet – estimé à  2,2 milliards de dollars – d’une gigantesque mine de diamants sur le territoire ancestral des Bushmen.
 Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré le 3 décembre 2007 : « Ce que semble exprimer le gouvernement botswanais par son attitude est que les Bushmen ont le droit de manger et de boire dans les camps gouvernementaux mais pas sur leur territoire ancestral, ce qui équivaut à les condamner à mort. »

* Voici quelques messages adressés par les Bushmen aux membres de Survival :

"Bien que nous ne vous ayons jamais rencontrés, vous êtes nos véritables amis."
"Maintenant nous pouvons rentrer chez nous. Nous n'avons pas vu notre terre depuis si longtemps. Notre émotion est si grande que nous ne pouvons la traduire en mots."
"Les animaux nous attendent. Nos ancêtres nous attendent. Nous sommes heureux !"
Crédit photo : Survival.

dimanche 25 novembre 2007

Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes


A l’occasion de la « Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes » décrétée par les Nations-Unies le 25 novembre 2007,  je me pose des questions. Combien vaut une femme ? Combien vaut par exemple une actrice célèbre, Marie Trintignant battue à mort par son compagnon condamné à 8 ans de réclusion et relâché au bout de 4 ?
Combien vaut la vie de milliers de femmes inconnues... et indigènes. Survival a manifesté dans une lettre adressée à l’organisation internationale sa plus vive préoccupation devant la situation des femmes indigènes, « particulièrement vulnérables » à l’exploitation sexuelle et à la violence dues à l’invasion de leurs territoires.
La plupart des actes de violence commis à l’égard des femmes indigènes ne sont pas signalés et les statistiques officielles ne reflètent qu’une infime partie de la réalité.  

En octobre dernier, deux femmes guarani ont été violées par des gardes de sécurité à la solde d’un éleveur qui occupe illégalement leur territoire dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil.

Au Bangladesh, les femmes jumma sont fréquemment violées par les colons bengalis qui s’installent sur leurs terres avec le soutien du gouvernement et de l’armée.
 
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : « Les femmes indigènes sont parmi les personnes les plus vulnérables et les plus exploitées au monde. Elles sont victimes de viol et contraintes à la prostitution par ceux qui convoitent leurs territoires et les considèrent encore comme des êtres primitifs et arriérés. Alors qu’au sein de leurs propres sociétés elles jouissent d’une liberté et d’une égalité que beaucoup de femmes occidentales pourraient leur envier ».

J'y pense... Si ça se trouve, la vie d'une femme, ici ou ailleurs, ça vaut pas grand chose finalement pour certaines personnes ?