A l’occasion de la « Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes » décrétée par les Nations-Unies le 25 novembre 2007,  je me pose des questions. Combien vaut une femme ? Combien vaut par exemple une actrice célèbre, Marie Trintignant battue à mort par son compagnon condamné à 8 ans de réclusion et relâché au bout de 4 ?
Combien vaut la vie de milliers de femmes inconnues... et indigènes. Survival a manifesté dans une lettre adressée à l’organisation internationale sa plus vive préoccupation devant la situation des femmes indigènes, « particulièrement vulnérables » à l’exploitation sexuelle et à la violence dues à l’invasion de leurs territoires.
La plupart des actes de violence commis à l’égard des femmes indigènes ne sont pas signalés et les statistiques officielles ne reflètent qu’une infime partie de la réalité.  

En octobre dernier, deux femmes guarani ont été violées par des gardes de sécurité à la solde d’un éleveur qui occupe illégalement leur territoire dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil.

Au Bangladesh, les femmes jumma sont fréquemment violées par les colons bengalis qui s’installent sur leurs terres avec le soutien du gouvernement et de l’armée.
 
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : « Les femmes indigènes sont parmi les personnes les plus vulnérables et les plus exploitées au monde. Elles sont victimes de viol et contraintes à la prostitution par ceux qui convoitent leurs territoires et les considèrent encore comme des êtres primitifs et arriérés. Alors qu’au sein de leurs propres sociétés elles jouissent d’une liberté et d’une égalité que beaucoup de femmes occidentales pourraient leur envier ».

J'y pense... Si ça se trouve, la vie d'une femme, ici ou ailleurs, ça vaut pas grand chose finalement pour certaines personnes ?