Belles robes, beaux tee shirts pour femmes à prix cassés, belles chemises pour hommes pas chers ! Et pour cause...
Par Laeti le jeudi 9 octobre 2008, 14:10 - Actus environnement, nature, écologie et développement durable - Lien permanent
"Et si nos vêtements puaient la sueur
?" C'est en cherchant des infos pour l'entreprise bio éthique
équitable que je veux créer, malgré la crise financière (complètement folle, ma
petite Laeti !) que je suis tombée sur le début de cet article publié dans
Que Choisir N° 453 en Novembre
2007. L'article s'intitule "L'éthique n'est pas à la
mode" et je vous en livre quelques lignes :"Et si nos vêtements puaient la sueur ? Les délocalisations massives vers l'Asie génèrent des conditions de travail déplorables dans le textile et de lourdes nuisances environnementales. (...)
Neuf associations de consommateurs européennes, dont l'UFC-Que Choisir (1), ont souhaité en savoir plus sur les conditions sociales et environnementales de production des vêtements commercialisés par trente-cinq enseignes spécialisées, implantées en Europe. Toutes ces marques, dont treize sont très présentes en France (2), sont des groupes sans usines qui ont recours à des fournisseurs de pays émergents. L'analyse de leurs rapports de développement durable, comme des politiques qu'elles ont mises en place pour garantir des conditions morales de production chez leurs sous-traitants (visites et audits d'usines, partenariats avec des ONG, référencement de produits équitables et/ou bio, etc.), se révèle accablante.(...)
Au Pakistan, le salaire horaire culmine à 17 centimes d'euro et la semaine de travail à 80 heures, dans de piètres conditions d'hygiène. Le travail des enfants y est toujours possible. Les brimades et les entraves à la liberté syndicale sont récurrentes.
En outre, l'utilisation de produits chimiques pour le traitement du coton conduit à de véritables désastres écologiques et sanitaires. Dans cette vaste étude, seules les enseignes HetM et, dans une moindre mesure, Mango et CetA sortent du lot, grâce à des politiques volontaristes d'éradication des mauvaises pratiques."
Bon, je vous passe la suite mais je vous livre la conclusion fort intéressante à méditer...
"Les vêtements sont vendus en moyenne dix fois le prix qu'ils sont achetés. La main-d'oeuvre ne représente que 1 % du prix de vente d'un jean (...). Pourtant, selon l'ONG (note de la blogueuse : une sorte d'association) Vêtements Propres, il suffirait d'augmenter de 4 % le prix de vente des articles pour garantir un niveau de vie décent aux salariés qui le produisent. Si tant est que cette somme aille dans leur poche, car c'est là tout le problème du commerce équitable : l'absence de garantie faute de contrôles indépendants.
(1) Il s'agit de nos partenaires hollandais, belges, italiens, portugais, espagnols, finlandais, suédois et autrichiens. (2) Benetton, CetA, Celio, Esprit, La Halle aux vêtements, HetM, Kiabi, Kookaï, Lafayette (Galeries), Mango, Mexx, Promod et Zara.
Commentaires
Tu soulèves là une question fondamentale !
Il est clair que nous sommes tous responsables.
Bries, en lisant ta réaction je constate que j'ai mal formulé ma pensée. Je ne voulais pas dire que nous sommes "responsables" mais que ce sont les autres, ceux qui nous vendent des vêtements fabriqués dans ces conditions qui sont "les grands responsables !" Je vais corriger ma note (ou en faire une autre...) pour ajouter que les grandes marques du prêt à porter font fabriquer dans les mêmes conditions que ceux qui vendent à bas prix, sauf que les grandes marques du prêt à porter nous revendent leurs vêtements encore plus chers !
Au lieu d'augmenter le prix de vente de 4 %, on pourrait plutôt réduire la marge des intermédiaires, il leur resterait encore 996%!
Elisa, c'est exactement ça le problème du prêt-à-porter. Pour préserver leur marge ( déjà très confortable), la plupart des grandes marques achètent au prix le plus bas possible et revendent au prix le plus élevé possible. A mon avis, ce que la ou le journaliste a voulu dire dans l'extrait de l'article publié par "que choisir", c'est qu'à partir d'un prix de vente augmenté de seulement 4% par rapport aux coûts d'achat, un salaire décent peut être garanti à celui qui fabrique le vêtement.... Et que par conséquent, une grande partie de ce qui reste va dans la poche de ceux qui le vendent. Mais c'est vrai que c'est mal formulé.