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samedi 26 avril 2008

Déterrage de blaireaux de Cluny, signez la pétition !

Voici une note que j'avais rédigée le 5 septembre 2006 sur mon ancien blog Ekologik. Je constate que 2 ans plus tard, les mêmes blaireaux sont toujours persécutés par ce que l'on appelle (à tort, je trouve) des "blaireaux" appartenant à l'espèce humaine ! En effet, les 16,17 et 18 mai 2008 à Cluny (Saône-et-Loire) un championnat de France de déterrage de blaireaux aura de nouveau lieu !
Donc, signez la pétition ICI contre le déterrage de blaireaux de Cluny !  


Du 25 au 28 mai 2006 à Saint Bonnet Tronçais dans l'Allier
, l'association des amis du rallye "Les Mailleries" organise, avec le soutien de l'Association Des Déterreurs (ADD) et l'association Française des Equipages de Vénerie Sous Terre (AFEVST), un championnat international de déterrage... de blaireaux et renards. Ce concours comptera environ 300 chasseurs accompagnés d'une centaine de chiens de race (fox, teckel, jacks russel). Le but est d'acculer l'animal au fond de son terrier puis de creuser à l'aide de pelles afin d'attraper les bestioles en question avec des pinces. Une fois attrapés, blaireaux et renards sont soit tués (arme à feu, arme blanche, dague de vénerie) soit relâcher à distance du lieu de capture. La prédation et la destruction des récoltes sont les deux raisons invoquées par ceux qui pratiquent ce type de chasse. Pour les 30 associations de protection de la naturequi protègent les mammifères dits "nuisibles" et qui demandent au préfet de ne pas l'autoriser, il s'agit avant tout d'un jeu cruel. Rappelons que dans l'Allier, les effectifs de blaireaux ne sont pas chiffrés précisément et que cet animal est protégé dans plusieurs pays européens. Rappelons que l'animal est en période de reproduction... Rappelons que ce concours va se dérouler en forêt de Tronçais, bientôt classée patrimoine de l'humanité. Moi, j'en connais un qui va se retourner dans sa tombe, (vu que c'est là qu'il habitait... et qu'il réside désormais !): c'est le François Terrasson. Il va se retourner... et venir les secouer par la peau du cul ! Pour le programme détaillé des journées de déterrage et toutes les infos sur cette distraction (aussi raffinée et amusante que la chasse à courre), allez creuser du côté de mammiferes.org ou de Action Nature. A force de creuser le sujet, j'ai aussi déniché un blogueur ou euse (?) qui vit dans le coin et qu'est pas d'accord avec le déterrage ! Au fait, c'est qui le plus blaireau, dans tout ça ?


vendredi 18 avril 2008

Bushmen du Kalahari et Blood Diamond Partie 2

C'est le 30 janvier 2007 que j'avais publié cette note dans Ekologik... Depuis, les Bushmen sont retournés vivre sur leurs terres ancestrales mais nous verrons dans une prochaine note que pour eux la vie n'est décidément pas rose ! Ils sont actuellement tout simplement privés d'eau ! 



Revenons aux Bushmen (Partie 1) et aux diamants de la CKGR (Central Kalahari Game Reserve) au Botswana. Le premier gisement a été découvert dans la réserve dans les années 80. En 1986, le gouvernement annonce un prochain déplacement des Bushmen‚ qui seront effectivement déplacés expulsés à partir de 1997. En 2002, 243 Bushmen portent plainte contre le Botswana pour avoir le droit de vivre sur leurs terres. Ils gagnent leur procès en 2006 !

Voilà, cette histoire pourrait tenir dans un roman fleuve ou dans un film comme Blood Diamond qui sort demain, mercredi 31 janvier 2007, sur nos écrans. Les mines de diamants du Botswana sont en effet gérées par la compagnie Debswana (De Beers Botswana) dont les proprios-associés sont, à parts égales, le gouvernement et le groupe De Beers.


Le 5 décembre 2006, alors que les compagnies diamantaires ont commencé à défricher leur territoire, les Bushmen ont lancé un nouvel appel (le premier appel date du 9/06) à Leonardo DiCaprio, cet immense vedette qui joue le rôle principal dans  Blood Diamond. Voici un extrait de leur appel :

"Nous venons d'apprendre avec colère et contrariété que le gouvernement du Botswana a cédé de nouvelles parcelles de nos terres à la compagnie Petra Diamonds qui explore actuellement notre territoire à la recherche de diamants. Il s'agit là de diamants du conflit parce que les diamants sont à l'origine de notre peine et de nos souffrances. C'est à cause d'eux que nous avons été expulsés de la terre de nos ancêtres. Nous affirmons que ces diamants nous tuent, nous les Bushmen.
Nous vous demandons de nous aider. Nous pensons que les gens vous écouteront parce que vous êtes célèbre et respecté."

Leonardo ne leur a pas encore répondu.  Quant aux compagnies diamantaires, notamment le groupe De Beersinquiètent de la mauvaise image que pourrait projeter Blood Diamond sur l'industrie du diamant (lire les "Secrets de tournage" est toujours un régal !) : elles ont répondu au film en créant un site sur l'éthique du diamant : www.diamant-ethique.org

Voilà, suite et fin dans la semaine, pour la Partie 3... où nous verrons que les peuples indigènes ont parfois des ressources, eux aussi !
photo : Warner Bros. France. 

lundi 31 mars 2008

Christophe Drochon, peintre animalier


J'avais rédigé cette note sur ekologik, le 4/7/2006, et ma foi, Christophe Drochon est toujours un artiste et un peintre animalier aussi doué ! Vous n'avez qu'à jeter un oeil sur ses dernières peintures, affichées sur sa galerie en ligne... 

C'est Christian Weiss (journaliste, naturaliste, prof et biogéographe, rédacteur en chef de L'Abeille du Gâtinais) qui m'a parlé d'un type génial qu'il avait interviewé dans le numéro 22 (avril-mai-juin 2006) de "L'Abeille du Gâtinais"(revue distribuée gratos dans toutes les communes du Parc naturel régional du Gâtinais). Le type génial, c'est Christophe Drochon. Métier ? Peintre animalier. Christian, il en parlait avant tant de passion et d'émotion que, poussée par ma curiosité naturelle, j'ai jeté un oeil sur le site web de l'artiste et sur sa galerie de toiles, et là, je suis tombée, raide, sous le charme ! C'est beau à couper le souffle ! Les animaux... leurs regards, leurs plumes et leurs poils sont à ce point, pleins de vie, que j'ai eu l'impression que je pouvais les toucher, les caresser... Je précise que j'étais, comme d'hab, parfaitement à jeun et bien dans mes baskets. Christophe Drochon peint la vie et la beauté, et pour moi, misérable ver de terre, c'est la lumière ! Pour le reste, je vous laisse découvrir cet artiste à travers ses oeuvres, et je vous colle, pour le plaisir, un extrait de l'article de C. Weiss où le peintre parle de ses peintures :

"Je suis bouleversé, par exemple, par le fait que les grands singes vont disparaître : j'ai la vision d'un orang-outang - l'homme des bois - au sol, dans l'obscurité, seul son regard demeure lumineux, comme un appel généreux. Quant à la technique, elle n'est utile que pour servir la réalité. Je commence toujours par le symbolique, je choisis l'animal qui correspond au message, avec comme foyer d'attraction le regard, et ici, je pense aux portraits lumineux sortant de l'ombre du grand peintre flamand JanVermeer. J'ai soif de vie, tellement que parfois j'ai peur qu'elle se dérobe"

Christophe Drochon vit dans le Gâtinais. Il expose et vend ses toiles (un artiste ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche... on ne ne redira jamais assez !) sur son site web: www.drochon.com et prochainement à 'Espace culturel Paul Bédu 8, rue Farneault 91490 Milly-la-Forêt., du 28 avril au 14 mai 2006. Côté littérature, il a publié un bel ouvrage "La peinture animalière" aux Editions Fleurus. Au fait, si vous avez jamais vu ses toiles, vous avez sûrement vu passer la série de timbres sur les animaux qu'il a brossée pour La Poste !


mardi 25 mars 2008

L'effet de serre nuit aux Inuits


Voici une note que j'avais publiée sur Ekologik, le 12/08/2005 et le moins que l'on puisse dire, c'est que depuis, le problème de l'effet de serre et de ses conséquences sur le climat ne s'est pas franchement amélioré...

Une petite en passant... mais plutôt chaude que fraîche, finalement ! En ce moment, dans les hautes sphères, se tient la Conférence des Nations Unies sur le changement (ou le réchauffement) climatique : vous choisissez le terme qui vous convient selon votre opinion sur le sujet. A propos d'opinion et de haute sphère, les Inuits qui habitent la partie la plus haute (on dit "septentrionale" quand on sait causer scientifique !) de notre globosphère-la-Terre... eh bien les Inuits, ils ont une opinion formelle sur le sujet ! Pour eux, il n'y a pas de doute, la banquise fond. Donc, on peut en déduire qu'ils pensent que c'est ça, le réchauffement climatique, sur le terrain... Dans un article (4 décembre 2005) du quotidien US, le Seattle Times, leur représentant, Jose (Bové) non, pardon, Jose Kusugak, dit clairement et à voix haute que sa communauté supporte les conséquences de la pollution des autres et que le réchauffement climatique est en train de changer profondément leur mode de vie. Il pointe un doigt accusateur vers les Etats Unis qui refusent de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, et idem pour le Canada qui s'en fout comme de sa première paire de mouffles... Vas y, Jose, monte au créneau ! Fais comme le nôtre, le moustachu... Parce que si ça continue à fondre comme ça, là-haut, les Esquimaux qui se nomment eux-mêmes les Inuits (dit le dictionnaire) vont finir par se retrouver sur une plaque de glace, fragile comme un mille-feuille et grande comme une gauffre. Où est-ce qu'on va les mettre, après, les ours blancs et les phoques ?

vendredi 18 janvier 2008

Au Chien qui fume, un bar-restaurant des Halles où on ne fume plus !



Voilà une note rédigée le 19/11/2005. Début 2008, il est désormais interdit de fumer dans tous les bars, cafés, brasserie, et. Je ne fume pas mais je me demande si tout cela n'est pas le comble de l'hypocrisie : faire fumer les fumeurs dehors devant les cafés... voir s'entasser les mégots sur les trottoirs, et continuer de vendre des cigarettes en empochant les bénéfices... No more comment.

C'est un Bar-Restaurant en plein centre des Halles, juste en face de la sortie de la porte Lescot. Il porte un drôle de nom Au Chien qui fume. Pourquoi ? Parce qu'un ancien propriétaire (en l'an 1920) était le maître d'un Caniche et d'un Griffon qui fumait : mon premier, le cigare, et mon second... la pipe. Personne ne leur avait dit que c'est mauvais pour la santé et que ça gâche le goût de la pâté. Aujourd'hui, seuls les clients fument parfois, entourés des tableaux et bibelots qui représentent des chiens, ça va de soi. Il y en a partout ! J'ai classé le troquet en question dans la catégorie Science, parce que la prestigieuse AJSPI (Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d'Information) y organise régulièrement ses petits-déj avec des journalistes... et des scientifiques, of course. Pour y déjeuner, il y a le menu Le Chien Coquin avec une entrée et un plat (22 euros). En ce moment : Saucisson chaud pistaché aux lentilles du Puy. Eh non... le patron ne m'a pas offert un repas gratos ni un verre de Beaujolais. Le bar est beau. Point. Service continu de 12h à 1h du matin. Bon app!

mardi 8 janvier 2008

Les procès de Kokopelli, Semeur de Vie !

J'avais rédigé cette note sur l'association Kokopelli le 19/3/2006. Aujourd'hui, le 8 janvier 2007, l'association est en grande difficulté car elle croule sous les procès qui lui sont intentés par les semenciers et leurs représentants (GNIS*, FNPSP** ainsi que la Société Baumaux). Les raisons de ces procès (et condamnations) pourraient être résumées sans autres commentaires, à travers ces quelques phrases (extraites des attendus d'un des procès concernés) qui restent toujours d'actualité :
"Attendu qu’à l’inverse depuis quelques années (1999), une association sous le nom de KOKOPELLI au prétexte de remettre en valeur, dans les pays Européens, les anciennes variétés potagères, de les rendre de nouveau accessible aux jardiniers en organisant une production et une distribution de semences commercialise sur catalogue et sur Internet de très nombreuses graines".


Comme je le disais dans mes notes précédentes à propos des Salon Vivre Autrement et Ecobat (qui se tiennent jusqu'à lundi soir au Parc Floral de Paris), et puisque j'ai promis, juré, craché que je raconterai ma visite ici et là, dans les allées... voici un petit topo sur un stand où il y a plein de sachets de graines remplis des semences de Kokopelli. Kokopelli, c'est une association dont le but est :

- de remettre en valeur, dans les pays Européens une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins (...) pour la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. (...) A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates...

- d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles (...), la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.

Au fait, c'est qui, ce Kokopelli ?C'est un joueur de flûte bossu, symbole de fertilité, de fête, de longévité chez les Indiens d'Amérique du sud. Mais c'est aussi un petit malin qui a plusieurs casquettes à son arc, et qui fertillisent les femmes en accomplissant des tours de magie. Bref, c'est un drôle de Koko, ce Kokopelli !En plus, y veut changer la face du monde, avec ses petites graines... Moi qui jardine, à mes heures, je dis : "Longue vie à Kokopelli !"

* GNIS : Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants
** FNPSP : Fédération Nationale des Industriels de la Semence

jeudi 3 janvier 2008

Rencontre avec le regard de Jane Goodall


Voilà une note rédigée le 22 janvier 2006. Le sort réservé aux grands singes est toujours entre nos mains en 2008 !

Après avoir fréquenté et étudié pendant de longues années, les groupes de chimpanzés du parc national de Gombe en Tanzanie, Mme le docteur Jane Goodall se trouvait à Paris, il y a quelques jours de cela, afin d’ être nommée Officier de la Légion d'Honneur. A cette occasion, elle a donc rencontré les officiels et... un groupe d'une vingtaine de journalistes des JNE, réunis jeudi 19 janvier 2006, au bar brasserie le « Chien qui Fume ». Le staff qui l'entoure avait d'ores et déjà fourni les conditions de la rencontre : de 9h30 à 10h30, pas de flash, lire le dossier de presse avant de venir afin de ne pas poser de questions dont les réponses sont dedans ! Et tac, dans les dents. A l'heure dite, Jane Goodall est arrivée, entourée de ses collaborateurs. Elle s'est assise à la table du petit-déjeuner et a commencé à répondre posément aux questions avec l'aide d'une traductrice. Tout ce qu'elle nous a dit figure sur le site français de l'Institut Jane Goodall, dans la rubrique "en visite à Paris". Elle nous a fait part de son inquiétude sur l'avenir des grands singes dans le monde, et de la façon dont ils sont traités dans les cirques. Mais c'est pas ça qui m'a frappé. C'est son regard. Je l'ai bien vu car j'étais assise à une chaise de cette femme dont j'admire le travail. Je lui ai posé une question, et son regard est entré en moi, sans agressivité, avec ce mélange de curiosité et de douceur qui imprègne imperceptiblement les traits de son visage. Voilà. C'est tout. Je ne suis pas étonnée qu'elle ait pu établir un contact étroit avec des chimpanzés sauvages : parce qu'avec un regard comme le sien, n'importe quel être vivant sentirait qu'il n'a rien à craindre d'elle. Je n'en dirai pas autant d'un des membres de son staff qui trépignait parce que certains flash sont partis ici et là, dont le mien. Je me suis confondue en excuses : "Une erreur de réglage... je viens d'acheter cet appareil photo" lui ai-je expliqué. Je m'apprêtais à changer les réglages en question quand avisant mon geste, il m'a interdit d'un ton sec de consulter la notice pendant "la rencontre". Puis-je humblement et par ces quelques lignes juste dire que Mme Jane Goodall est une "star", c'est évident, mais c'est aussi et avant tout un être humain comme les autres. En sa présence, jeune homme, on peut donc continuer à vivre comme si nous appartenions à la même espèce : celle des "humains-à-part-entière", une espèce qui se sert d'outils avec lesquels elle a parfois des problèmes d'ordre technique... Rappelons que le docteur Jane Goodall a participé, à travers sur son travail sur le terrain, à l'une des plus grandes découvertes sur les chimpanzés : leur capacité à fabriquer et utiliser des outils. Je suppose que certains chimpanzés sont plus doués que d'autres pour s'en servir mais je ne sais pas si cela été scientifiquement démontré.

lundi 31 décembre 2007

Bon retour Tara ! Bonne Année à tous !


Voilà la note que j'avais rédigée le 31/12/2006 (je n'ai pas retrouvée la photo correspondante, donc un peu d'imagination ! Nous sommes aujourd'hui le 31/12 2007... et la mission de Tara est sur le point de s'achever. Je vous invite à aller lire leurs premières conclusions très éloquentes (30 octobre 2007) dans la rubrique "Points Forts" ! Rappelons que Tara est associé au programme Damoclès (un nom lui aussi très éloquent !), que le réchauffement climatique est plus que jamais à l'ordre du jour et que je vous invite à rejoindre un réseau qui se penche sur ce problème, les Freemen (visibles dans ma colonne de droite !). Bonne année 2008 !


Bonne Année à toutes et tous ! Que la vie vous soit douce en 2007 ! Pour la commencer en douceur, je vous envoie de grosses bises ! Pour vous que je côtoie tous les jours ou presque sur le Net, vous que j'ai connu(e)s, vous mes ami(es), vous mes futur(es) ami(es)... voici cette photo de la banquise en Arctique et du bateau "Tara". Elle a été prise le 5 septembre 2006 (celle que vous voyez a été prise au même endroit, le 9 septembre 2006) sur la base de l'expédition Tara Arctic 2007-2008. Les fourmis qui font des signes très amicaux sont les membres de l'équipe qui vont rester plongés tout l'hiver à bord de Tara dans la longue nuit polaire ! Il sont au nombre de 8 (même si ils sont 7 sur la photo). 1 Néo-Zélandais, 2 Russes et 5 Français. Ils ne seront relevés qu'en mars 2007 !!!
Ils disent au revoir aux autres membres de l'équipe (à bord d'un hélicoptère) qui étaient là pour préparer Tara à être enserrée dans les glaces ! Parmi les occupants de l'hélico (on ne le voit pas non plus),  il y a le directeur de l'expédition Tara Arctic : Etienne Bourgois, qui est aussi, disons-le en passant, le pdg d' Agnès b. Ben oui, on peut être dans la mode et être totalement passionné d'aventures et de sciences. En effets(du changement climatique), Tara Arctic est associé au programme européen Damoclès (eh oui! l'épée...Oups !) qui réunit plus de 45 laboratoires, 150 scientifiques avec une mission : évaluer les risques et impacts des changements climatiques. Quand j'entends climatikque, je tique ! Bonne Année à l'équipe de Tara Arctic  ! Bonne Année aux ours et aux Inuits ! Bonne année à vous tous ! J'oubliais, Tara accueille des artistes à son bord... Il faut postuler en ligne, sur leur site, en remplissant un formulaire. Si vous êtes pris (dans les glaces) tenez-moi au courant...
© F.Bernard/taraexpéditions.org

mardi 25 décembre 2007

Gènes, sans-gêne et manip génétique


Je suis donc allée lundi 14 novembre 2005 à un petit-déj du côté des Halles, dans ce décor original (plein de chiens) du café brasserie le  Chien qui fume. Ce petit déjeuner organisé par l'AJSPI (Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d'Information) portait sur l’intérêt des plantes-médicaments dites PGM ou OGM : Plantes ou Organismes Génétiquement modifié(e)s. Kesaco ? En très gros, il s'agit de plantes telles que maïs ou tabac dont on tripatouille les gènes : j’en prends un, je le déplace, je le supprime ou j’en mets un autre à sa place... d'une autre espèce végétale ou animale. Pourquoi faire ? Pour produire des médicaments qui devraient normalement permettre de guérir des maladies aussi graves que le cancer ou la mucoviscidose. Je dis normalement, parce qu’il y a un gros hic. Il y a ceux qui sont très pour et ceux qui sont carrément contre. Autour de la table, en dehors des journalistes qui s’étaient déplacés : côté pour, il y avait Alain Tissier, de la Société Librophyt (site bientôt en ligne) qui a annoncé que vu les risques d'arrachage en France, il préférait aller planter ses choux ou plutôt son tabac dans un autre pays ; côté contre, on avait Christian Velot de d’Institut de génétique et microbiologie du Centre Scientifique d’Orsay qui en entendant ça- a carrément fait un bon au plafond en lui demandant (sans l’obtenir) le nom du pays en question. On a ensuite discuté des autres solutions, non OGM, comme les PAT ou Plantes à traire mises au point par l’Inra.

Pour ou contre ? Je ne sais pas... on ne peut pas trancher comme ça, direct, sur des questions aussi délicates et pointues. D’autant que les principaux invités concernés, la Société Meristem Therapeutics, dont les cultures de maïs expérimentales ont été arrachées, ne s’étaient pas déplacés. Je suppose qu’ils l’ont fait, lors du procès contre les faucheurs volontaires, condamnés à leur payer de lourds dommages et intérêts. Du coup, M. Tissier, seul sur sa chaise faisait presque figure de héros : lui qui a osé dire franchement qu’une société privée à visée thérapeutique a aussi des objectifs économiques à remplir... et que les risques pour l’environnement, c’est autre chose. Moi ce qui me gêne, dans tout ça, c’est le sans-gêne des gens qu’on invite à sa table et qui ne viennent pas... On ne peut s’empêcher de se poser la question : pourquoi ?

lundi 24 décembre 2007

Nappe de benzène le 24 décembre 2005

Bon, j'ai pris des nouvelles de la nappe de benzène qui pollue tout sur son passage depuis son départ de Chine le 13 novembre 2005, après une série d'explosions dans une usine pétrochimique de la province de Jiling. Récapitulons ce que je racontais précédemment (note en date du 25/11/05), donc le 13 novembre 2005 : l'usine explose et une nappe toxique longue de 80 kms se déverse dans le fleuve chinois Songhua... La nappe suit son cours, coupant l'eau dans toutes les villes sur son passage. Tout en coulant,la nappe de benzène s'allonge (150 kms) et elle  franchit une frontière : c'est ainsi que le fleuve Songhua passe le relais au fleuve russe "Amour" qui charrie aujourd'hui, ce 24 décembre 2005, la nappe toujours aussi toxique  mais longue maintenant de 190 kms. La ville russe de Khabarovsk (600 000 habitants) va avoir elle aussi son petit cadeau empoisonné, même si là-bas, il y a peu de gens  qui fêtent Noêl ! Il paraît que le fleuve Amour pue du bec, autrement dit qu'il dégage une odeur pas nauséabonde mais presque ! Je vous tiens au courant pour la suite. Je sais, c'est pas positif... positif, comme nouvelle, mais... euh... bon réveillon tout de même !   

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