Miss Ecolo and Cie, une écologiste en développement durable !

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Actus environnement, nature, écologie et développement durable

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mercredi 14 mai 2008

Manifeste pour la sauvegarde des grands singes... et des forêts tropicales



Là c'est l'écolo et l'auteur du blogpolar "La Fille au chimpanzé" qui vous parle... Il s'agit de sauver nos frères, les grands singes et leur habitat... les forêts tropicales qui disparaissent aussi vite qu'eux ! Si on ne fait rien, si on ne signe pas ce manifeste pour faire entendre notre voix auprès des instances internationales, il n'y aura plus à courte échéance un seul grand singe vivant en notre compagnie sur cette Terre !

Voici un extrait du manifeste à lire ICI sur le site du "Manifeste pour les grands singes et la nature"... Allez encore un effort, encore une signature pour la nature car elle a besoin de nous et nous avons besoin d'elle ! Il faut réunir 1  million de signatures, et nous en sommes déjà à 12 126 à l'heure où j'écris ces quelques lignes...

"Les forêts tropicales disparaissent à un rythme effréné et avec elles les dernières populations de grands singes. Tous les spécialistes sont unanimes : si nous n’entreprenons rien, gorilles, chimpanzés et bonobos (nda : une espèce de chimpanzé super intelligent !) auront disparu d’ici le milieu du 21e siècle. Pour les orangs-outans la situation est encore plus dramatique ; dans vingt ans ceux-ci pourraient bien ne plus vivre que dans des zoos. (...)

Nous, citoyens de la Terre, demandons à nos gouvernements et aux instances internationales d’accepter comme devoir suprême de sauvegarder et protéger les primates et de tout mettre en œuvre pour.... (la suite à lire ICI ) et pour signer, c'est très précisément ICI, directement sur cette page !



jeudi 27 mars 2008

Pétition pour soutenir Christian Velot et Journée nationale anti OGM samedi 29 mars 20008

Vite fait, bien fait ! D'abord, samedi 29 mars 2008, c'est la Journée nationale de mobilisation contre les OGM dont nous ne voulons pas dans nos champs ni dans nos assiettes, cliquez sur le lien pour avoir la liste des manifestations organisées dans plusieurs villes de France ! Ensuite, j'ai commencé à regarder la cassette (oui, j'ai encore des cassettes vidéo que j'enregistre !) du doc de Marie-Dominique Robin, Le monde selon Monsanto, diffusé sur Arte, et je ne suis pas étonnée de voir, preuves à l'appui, que la multinationale Monsanto est toute puissante, grâce à son argent et ses appuis politiques aux USA. Et surtout je ne suis étonnée de voir qu'il ne faut pas se mettre en travers de la route de la dite multinationale... Les chercheurs qui ont démontré  par leurs travaux que les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont potentiellement cancérogènes ont été virés de leur entreprise. Je ne vais pas vous en dresser la liste, tellement ils sont nombreux. Mais citons tout de même le professeur Arpad Pusztaï qui a viré, après avoir publié ses travaux sur les effets produits par une pomme de terre génétiquement modifiée sur des rats (bon, si on pouvait s'abstenir d'expérimenter des tas de trucs sur les animaux, ce serait vraiment un pas de plus vers moins de barbarie également, merci, merci... d'autant que j'aime bien les rats, très intelligents !). Revenons au sujet, car en France, Christian Vélot est pénalisé par sa hiérarchie pour ses prises de position contre les OGM. Soutenons-le en signant la pétition car nous avons besoin que des voix de chercheurs en génétique, des spécialistes tel que Christian Vélot s'élèvent pour débattre et pour dire NON aux OGM ! Nous n'en voulons pas !!!
Crédit photo : Greenpeace.

mardi 18 mars 2008

Total : la marée noire selon Borloo, à Paimboeuf dans l'estuaire de la Loire

Dans notre série "Total et les marées noires", voici la nouvelle  pollution provoquée par le groupe pétrolier dans l'estuaire de la Loire, à Paimboeuf. C'est "grave" en raison de la fragilité du milieu naturel, a déclaré lundi 17 mars 2008, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, après son arrivée dans l'après-midi à Paimboeuf. Dans cette zone qui est la plus touchée par la pollution, face à la raffinerie du groupeTotal, le ministre a aussitôt nuancé ses propos en ajoutant : "ce n'est pas une grosse marée noire". Ouf, on respire... Si c'est une petite marée noire, tout va bien... Allez dire ça aux habitants de ce coin de Loire-Atlantique qui respirent désormais le doux parfum du pétrole et aux oiseaux, aux rochers, aux plantes qui sont là, de nouveau englués dans ce bourbier nauséabond et mortel ! Je suppose que les paroles de notre ministre de l'environnement : "ce n'est pas une grosse marée noire" s'adressaient aux responsables du groupe Total.
Après tout, comme M. Borloo l'a souligné, le groupe Total a présenté ses excuses, et en plus, le groupe va payer pour tout le nettoyage. Bref, Total est totalement confus et pas si mauvais pollueur-payeur que ça... Alors maintenant, les canards et les mouettes prennent une pelle et retournent nettoyer la plage vite fait ! 

Ah oui, j'oubliais, parmi les mécontents, il y a les associations de protection de la nature (LPO Loire-Atlantique, Bretagne Vivante-SEPNB et Loire Vivante) qui se rendent sur place cet aprem pour constater les dégâts, et je vous livre un extrait de leurs communiqués.

La LPO  n'est pas contente du tout car l'association n'a pas été prévenue de cette marée noire ! Normal ! c'est quoi, un oiseau ?... Est-ce que ça vote un canard d'abord ?

 "Dans la soirée de dimanche à lundi, à la raffinerie de Donges, une rupture de 

canalisation a entraîné une nouvelle marée noire dans l’estuaire de la Loire.  

 

Près de 400 tonnes de fioul lourd se sont ainsi déversées au cœur de cet espace 

naturel sensible, fréquenté à cette époque par de nombreux oiseaux (bécasseaux, 

pluviers, avocettes, tadornes, barges, anatidés…) 

 

Comme en janvier 2006, lorsque deux butaniers étaient entrés en collision, l’estuaire 

de la Loire doit donc de nouveau faire face à ce qui pourrait bien être une nouvelle 

catastrophe écologique."

"C’est par voie de presse que  la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a été informée, hier (lundi 17) après-midi, de l’existence d’une marée noire dans l’estuaire de la  Loire, repérée pourtant depuis la veille. Les autorités ont fait le  choix de ne pas informer les associations, et en particulier la LPO.  

Pourtant, notre association  participe au dispositif marée noire en tant que spécialiste de la faune  sauvage et a, depuis longtemps, démontré ses compétences en matière de  nettoyage des côtes souillées et de soins aux oiseaux  mazoutés.

La LPO déplore ce silence  volontaire des autorités et souhaite ne pas être informée seulement pour  venir participer aux opérations de nettoyage.

Hier soir (lundi 17 mars), une vingtaine de kilomètres de côte était souillée et le mazout atteignait 40 centimètres d’épaisseur sur certaines berges. La totalité de la vasière de  Paimboeuf était recouverte par l'eau et par le fioul. A la Pointe  de l'Imperlay et au sud de l'ile Saint-Nicolas, on décomptait déjà 31  bécasseaux variables, 7 pluviers argentés, 19 avocettes, 3  tadornes et 2 barges rousses mazoutés.


Ce sont les oiseaux des  vasières qui sont les plus concernés, ainsi que ceux des roselières et  du Banc Bilho, qui sert de reposoir à marée haute pour des dizaines de  milliers d’oiseaux (avocettes, bécasseaux, pluviers, cormorans, tadornes  et canards de surface).

Des bénévoles de la LPO et  des membres de l’ONCFS procèdent  depuis 10 heures, ce  matin (mardi 18 mars), et jusqu’à 14 heures, à marée montante, à un décompte  des oiseaux touchés.

mercredi 27 février 2008

Je dis NON aux OGM, signons la pétition et écrivons à nos députés et sénateurs !

Voici la suite des diverses notes que j'ai rédigées à propos du Projet de loi sur les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés). Je ne vais pas refaire tout le topo, donc pour résumer, je vous invite à cliquer sur les notes précédentes en partant d'ici, par exemple, mais vous pouvez aussi lire ça, ou taper "OGM" dans le moteur de recherche interne du blog (colonne de droite).

En résumé et si je reprends mon clavier, c'est que nous devons continuer de diffuser (et faire signer) la pétition "Je dis NON aux OGM" mais SURTOUT IL FAUT ECRIRE A VOS ELUS PAR LE BIAIS DE LA PETITIONMISE EN LIGNE, ICI ! C'est facile et ça fonctionne maintenant très bien.

Quand vous arrivez sur la page d'accueil de la pétition, vous cliquez sur "J'écris à mes élus" et ensuite vous choisissez votre département. PUIS VOUS COCHEZ LA CASE "Ecrire à tous ces parlementaires" et la machine envoie un mail (lisez-le avant bien sûr) à votre place. Ensuite vous n'avez plus qu'à attendre les réponses de vos députés et sénateurs....

Je l'ai fait mi-février et, à ce jour, sur les 19 élus de mon département (93) à qui j'ai écrit, une seule m'a répondu (mardi 26 février) pour le moment : il s'agit de Dominique Voynet. Je vous mets sa réponse en annexe (à télécharger en bas à droite près des commentaires). Ce que j'ai retenu, c'est qu'elle nous conseille à nous, concitoyens conscients des risques liés aux cultures OGM, c'est d'interpeller nos députés et sénateurs, de faire entendre notre voix. Alors hop, faisons-le en masse ! 

Le Projet de loi a été discuté en première lecture (début février) devant le Sénat, et maintenant il va passer devant l'Assemblée Nationale à partir du 1er avril puis il reviendra en deuxième lecture devant le Sénat. NOUS AVONS DONC ENCORE LARGEMENT LE TEMPS D'INTERPELLER NOS ELUS SUR LA QUESTION OGM ! NOS ELUS SONT LA POUR ÇA ! ALORS ALLEZ-Y ECRIVEZ LEUR, EN UN CLIC ICI !


mardi 19 février 2008

"Le Monde selon Monsanto" par Marie-Dominique Robin, sur Arte le mardi 11 mars 2008 à 21 h


C'est un commentaire de "NicoSauvage" (blogueur sur "La Grande Bouffe Ethique") à propos des oeufs bio, non bio, et des conditions de vie des poules pondeuses qui m'a donné envie de pondre vite fait une petit note carrée sur le sujet. Puis dans la foulée, j'ai fouillé un autre com de "Peillard" du site Résosol. Les coms, finalement, c'est pas inutile. Ça permet de communiquer ! Merci à tous les deux !

La condition des animaux d'élevage (je veux dire élevés pour notre alimentation) est en effet un sujet qui me va droit au coeur (et aux tripes) depuis des années, et surtout depuis que j'ai vu des reportages photo, des vidéos, des films sur ce thème. Je pense notamment à une émission, il y a quelques années, de la Fondation Brigitte Bardot qui avait diffusé un documentaire télé sur l'élevage de poules en batterie, l'horreur absolue ! L'émission qui était programmée tard a d'ailleurs été immédiatement supprimée... Je pense à deux films documentaires récents, "We Feed The World" et "Our Daily Bread" après les avoir visionnés ON NE REGARDE PLUS JAMAIS DE LA MEME FAÇON, UNE CUISSE DE POULET, UN JARRET DE PORC OU UN BIFSTEAK... La scène finale à l'abattoir (dans "Our Daily Bread") où un veau (ou un boeuf je ne sais plus) se fait tirer un coup de pistolet (c'est un pistolet spécial abattoir évidemment, pas une arme à feu !) dans le front, puis est automatique accroché tête en bas sur un rail avec des centaines d'autres est un moment terrifiant parce que en fait, l'animal n'est pas mort tué sur le coup. Il gigote encore tandis que tous les autres boeufs abattus défilent sur le rail automatique...
La vision de ces rails automatiques où circulent lentement les cadavres bringuebalants de milliers de boeufs, de volailles et de porcs est un truc à vous rendre petit à petit végétariens, je vous assure !

De l'élevage à l'agriculture et aux OGM, il n'y a qu'un pas... et je vais regarder et enregistrer le documentaire de Marie-Monique Robin "Le Monde selon Monsanto" qui sera diffusé le mardi 11 mars à 21h sur Arte. Si vous ne voyez pas la vidéo (juste au-dessus de cette note), cliquez sur le lien ICI qui vous conduira direct sur le site d'Arte avec la bande annonce du documentaire...
Je pense que les images de ce monde qui est en train de nous bouffer tout cru, avec l'aide de nos parlementaires sont à voir ! Ça va faire mal, c'est sûr. Mais il vaut mieux regarder la réalité droit dans les yeux pour mieux lutter contre ce monde que je n'accepterai jamais... ni pour moi, ni pour la planète et ses habitants, ni pour mes enfants ni pour toutes les générations à venir  ! NON à la cruauté envers les animaux d'élevage ou pas, NON aux OGM, NON à Monsanto !

Signons en masse la pétition "Je dis NON aux OGM" afin que nos députés (le Sénat a déjà voté le projet de loi mais il n'est pas trop tard pour dire NON aux OGM et à cette loi !). NON à des champs cultivés avec des plantes OGM de Monsanto !!!

jeudi 14 février 2008

Alerte à la pollution : Qualité de l'air niveau 7 à Paris et en Ile de France le 15 février 2008

Voilà, une fois de plus, ici à Paris la plus belle ville du monde et dans toute l'Ile de France, nous sommes en train de tousser, nous avons les yeux qui piquent et les sinusites envahissent les sinus des parisiens et des franciliens. Pourquoi ? Parce que comme d'habitude, dès qu'il y a de l'humidité dans l'air et absence de vent... la qualité de l'air est pourrie ! Je sais c'est mal poli mais c'est affreux de respirer cet air qui nous empoisonne ! 

Qualité de l'air prévue par Airparif pour le 15/02/2008 :  Médiocre 

Indice ATMO de l'agglomération de Paris :   7 
dû au(x) polluant(s) : Particules < 10 micromètres

Niveaux maximum sur les stations mesurant la pollution ambiante de l'agglomération compris entre :
40 µg/m3 et 70 µg/m3 pour l'Ozone (O3)
80 µg/m3 et 120 µg/m3 pour le Dioxyde d'Azote (NO2)
70 µg/m3 et 100 µg/m3 pour les Particules (PM10)


Du coup le Maire de Paris annonce officiellement (c'est la loi, c'est obligatoire !) qu'il y a une alerte de pollution prévue pour demain 15 février "Les prévisions relatives à la qualité de l'air réalisées aujourd'hui par AIRPARIF sur la base des estimations de Météo-France font craindre le dépassement du niveau de pollution nécessitant l'information du public pour les particules demain vendredi 15 février 200. (...).
Le maire de Paris "invite également les Parisiens à éviter si possible les déplacements en transports motorisés, et pour les automobilistes et les conducteurs de véhicules utilitaires légers ou poids lourds (roulant au diesel), à adopter une conduite souple, économique, sans à coup."

N'importe quoi ! C'est totalement idiot de dire ça aux gens (les gens c'est nous, c'est moi, c'est tous ceux qui vivent par ici !). C'est idiot car ce sont des paroles, du vent ! C'est aux autorités de faire le nécessaire, à tous les niveaux (sans attendre le 7 ou le 10 !) Parce que tout le monde connaît les responsables les particules émises par les moteurs des voitures diesel ! Que ceux qui ont des 4X4 les revendent sur le champ ! Tu parles ! Mais vous, les constructeurs (et vous les publicitaires) arrêtez de nous vendre vos véhicules diesel pas cher ! Arrêtez de nous empoisonner la vie, l'air que nous respirons ! Pour demain, tous à vos masques ! Surtout pour les enfants, car ce sont les plus exposés en cas d'alerte à la pollution !

mardi 12 février 2008

Projet de loi OGM adopté par le Sénat le 8 février 2008

Et voilà, après bien des remous et des propositions ineptes, des pétitions d'anti-OGM, des avis de scientifiques avertissant d'un risque... et une réunion soit disant participative et ouverte au changement lors du Grenelle de l'Environnement, le Sénat a bel et bien pris, le mauvais chemin (celui qui mène tout droit à de vastes champs cultivés en OGM...). En effet, le 8 février 2008, nos parlementaires ont adopté en première lecture après déclaration d'urgence, le projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Voici donc pour votre lecture personnelle le texte du projet de loi adopté par nos sénateurs  ... Je vous en livre un court extrait (Article 4 ci-dessous). Vous pouvez également lire ICI ce qu'en pense la FNE (France Nature Environnement), la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et la Fondation Nicolas Hulot. Pour ma part, je ne suis pas étonnée. Je n'ai jamais cru au vernis du Grenelle de l'environnement ni par conséquent aux promesses non tenus... Et puisque le Sénat ouvre grand les portes de la nature et de l'agriculture aux cultures OGM en les autorisant officiellement, je trouve parfaitement normal que Greenpeace ait remis au sénateur Bizet (UMP), un inconditionnel des OGM cultivés dans notre belle campagne, une récompense qu'il a bien méritée : le Monsanto d'Or ! Au nom de la biodiversité, bravo M. Bizet ! Bravo pour avoir demandé des peines de prison et des amendes pour les Faucheurs Volontaires... et rien, bien sûr, pour les multinationales comme Monsanto, qui au mépris du respect de l'homme et de la nature continuent de breveter le vivant et d'en tirer un profit indécent.

ARTICLE 4 : « 3° (nouveau) Le fait de détruire ou de dégrader une parcelle de culture autorisée en application des articles L. 533-5 et L. 533-6 du code de l'environnement.

« Lorsque l'infraction visée au 3° porte sur une parcelle de culture autorisée en application de l'article L. 533-3 du code de l'environnement, la peine est portée à trois ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.

Voilà... Nous y sommes. Notez bien que l'on parle d'OGM pour le "une parcelle de culture autorisée"... Tout est dit. C'était vraiment pas la peine de faire tant de discours et de réunions hypocrites pour en arriver là. Moi, je suis pas une spécialiste, mais je les avais vu venir de loin avec leurs gros sabots qui venaient semer leurs plantes transgéniques ! Le fric, c'est transgénique ! Le fric, c'est chic ! et en plus, ça peut rapporter gros à mes gros sabots. Hin ! Hin !

jeudi 7 février 2008

Vosges : quand les éoliennes menacent le Grand Tétras par Vincent Munier

J'ai très peu de temps en ce moment, donc voici un texte (en version intégrale, dont l'auteur à qui je cède volontiers ma place, est Vincent Munier) avec des photos évidemment prises par Vincent Munier*, photographe professionnel de renommée mondiale, et que je vous transmets avec sa cordiale autorisation (j'ai personnellement une grande admiration pour  les photos naturalistes de Vincent Munier, dont je vous laisse entrevoir la beauté sur son site...) Concernant son propos, j'ajouterai que l'implantation d'éoliennes ne doit pas devenir une source de nuisance !




                        Le Grand Tétras dans la tempête
Lorsque l’énergie renouvelable tente de s’imposer aux dépens de la biodiversité… Un paradoxe ? En fait, un vrai danger, qui plane au-dessus des crêtes vosgiennes, entre le col du Bonhomme et le col du Louschbach : cinq éoliennes  au pays du Grand Tétras, espèce au bord de l’extinction, qui n’avait nul besoin de cette menace supplémentaire.

Historiquement il s’agissait d’abord d’un projet interdépartemental comportant 6 éoliennes : 3 coté vosgien et 3 côté alsacien. Les Vosges (région Lorraine) ont refusé  le projet. Raison ?  Dégradation du paysage. Le porteur de projet, Ostwind, a donc totalement basculé sur l’Alsace.
La plaine d’Alsace, où souffle trop rarement le vent, n’offrant pas le site idéal pour l’implantation d’éoliennes, Ostwind a tourné le regard vers les crêtes vosgiennes, l’un des paysages les plus spectaculaires du Nord-Est de la France. Quitte à le défigurer… Mais là ne se limite pas le danger. C’est le lieu d’une grande biodiversité qui ne manquera pas d’être altérée par cette intrusion prévue sur une zone d’habitat du Grand Tétras.
Ce coq de bruyère est l’oiseau emblématique par excellence de notre massif, l’un des plus beaux symboles des forêts à haute naturalité, riches en espèces animales et végétales.
Le danger qui guette ce magnifique animal n’est pas une vue de l’esprit d’écolo-paranos. Quelques chiffres suffisent à prendre la mesure des dégâts : on recensait 500 grands tétras en 1972, 350 en 1989, et seulement 100 en 2007… (Source : Groupe Tetras Vosges/ ONCFS ) Combien en restera-t-il en 2010 ?
 Ces dernières années, les acteurs de la montagne dont le CSL (Conservatoire des Sites Lorrains), le GTV (Groupe Tétras Vosges), l’ONF (Office National des Forêts) et le PNRBV (Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges) ont énormément travaillé en faveur de cette espèce, notamment dans le cadre de la mise en place des périmètres Natura 2000. Et les résultats sont là : la population ne régresse plus. Sur certaines zones, elle a même  augmenté. Il y a donc bel et bien un espoir !
Ou plutôt il y avait un espoir… jusqu’à ce que surgisse cette idée incongrue d’éoliennes dans le paysage. Et cela à guère plus d’un kilomètre d’une des places privilégiées par cet oiseau pour y réaliser sa parade nuptiale, en période délicate de reproduction, pour laquelle la plus grande tranquillité lui est impérativement nécessaire.
On vient soudain y semer le trouble alors même qu’on y avait apporté la preuve qu’un effort commun peut arrêter un processus de régression.
Alors, bien sûr, non contents des conclusions des spécialistes vosgiens et pour donner le change, deux experts tétras choisis et payés par OSTWIND ont été dépêchés des Pyrénées et du Jura afin d’évaluer l’impact des éoliennes sur la zone, experts qui ont pris grand soin d’éviter de rencontrer les spécialistes vosgiens de l’espèce et qui, après une seule journée sur le terrain, en compagnie du porteur de projet Ostwind, ont délivré des conclusions d’une déconcertante légèreté. A commencer par des références au tétras lyre, une autre espèce de gallinacé qui ne présente pas du tout la même biologie.
Nulle part dans le rapport rendu par ces experts - visiblement débarqués avec un à priori favorable au projet - il n’est fait mention de la situation critique de l’oiseau, dont la population s’avère la plus fragile de France ! Et c’est pourtant bien elle qui va, dans les faits, servir de « cobaye » pour évaluer l’impact des éoliennes sur l’espèce.
Nombre de données nous sont encore inconnues concernant cet oiseau et son environnement. Dans ces conditions, le bon sens voudrait que s’applique le principe de précaution.
Manifestement il fallait coûte que coûte démontrer la totale innocuité de ces cinq éoliennes sur leur site d’adoption. Mais le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Le piètre bilan énergétique de ces cinq appareils justifie-t-il qu’on défigure les crêtes vosgiennes (hauteur totale de 149 mètres à comparer aux 142 mètres de la cathédrale de Strasbourg…), l’un des derniers bastions de la nature sauvage dans le Nord-Est de la France ?
Mon métier de photographe naturaliste m’amène à réaliser des conférences et projections partout dans le monde. Et donc à montrer les clichés de ma région, les Vosges. Récemment des personnes comme Kathy Moran (chief editor photo du National Geographic de Wahsington) ou Rosamund Kidman Cox (chief editor du BBC wildlife magazine) se sont dites subjuguées par la beauté de ce massif à cheval sur la Lorraine et l’Alsace. Et avouaient leur surprise de ne pas en avoir entendu parler ! Car oui, les Vosges offrent ce caractère unique qui fait d’elles un magnifique écrin de nature, où se logent des perles rares et précieuses, dont le Grand Tétras. Mais pour combien de temps encore ?
Ce projet, s’il prend corps, engage la marche arrière dans la lutte contre l’extinction du Grand Tétras. Peut-on se permettre ce luxe ? Il est si facile de faire disparaître une espèce… Apparemment certains ne s’embarrassent pas de ce genre de questions. L’homme s’impose. Toujours un peu plus. Et s’interroge peu. A coup d’arguments fallacieux balancés pour la forme, il chasse d’un revers de main indifférent des questions aussi « secondaires » que le devenir des espaces naturels et des espèces sauvages.
C’est que le tétras joue, bien malgré lui, les empêcheurs de développer en rond (le tourisme, les routes, les exploitations en tous genres), tout en ayant « l’indécence » de ne pas rapporter un sou. Encore que ce coq de bruyère est un fleuron régional, le symbole de la richesse de notre milieu naturel. Mais comment traduire cette qualité en espèces sonnantes et trébuchantes ? La prise de conscience de l’importance, de la richesse d’un habitat authentique accueillant une faune diversifiée ne pèse pas lourd dans la balance économique…  Pire, l’argent tout puissant a même réussi l’exploit de faire baisser leur garde aux protecteurs locaux : quelques subventions supplémentaires opportunes, saupoudrage de mesures dites compensatoires, et certaines associations se sont détournées de la question…
Quelle tristesse.
Il n’est pas question de remettre en cause l’urgence, à tous les niveaux, de développer de nouvelles énergies, renouvelables qui plus est. Mais dans la précipitation, prenons garde de ne pas sacrifier un pan de la nature pour en sauver un autre. Car lorsque le processus de destruction est engagé en matière de biodiversité, il s’avère extrêmement difficile de faire machine arrière. En l’espèce, il est urgentissime de s’en remettre au bon sens sans se laisser polluer par les sirènes, séduisantes mais purement mercantiles, de certains élus, de quelque bord politique qu’ils soient, et de certains promoteurs de projets. Le Grand Tétras vaut bien mieux que ça.
Le développement durable, ce n’est pas le sacrifice de la biodiversité sur l’autel des énergies renouvelables.
                                                                                Vincent Munier, le 31 janvier 2008



Simulation de l'implantation des éoliennes... Plus d'infos sur cette simulation, ici, cliquez sur le lien.

*Membre de l’ILCP : International League of Conservation Photographers

-Collaborateur au National Geographic Magazine (USA), Audubon Magazine (USA), Animan (Suisse), Terre Sauvage, Géo, Figaro Magazine, VSD .

-Laureat du BBC Wildlife photographer of the Year ( 2000-2001-2002-2004-2006)

Crédit photo Grand Tétras : Vincent Munier

jeudi 31 janvier 2008

Kokopelli condamnée, l'association a perdu ses deux procès !

Voici le communiqué publié le 29 janvier 2008 sur le site de l'association Kokopelli, qui vient de perdre les deux procès dont je vous avais déjà parlé, procès au pluriel contre la société Baumaux et à la fédération des industriels de la semence (FNPSPF). 
En très bref, l'association Kokopelli était accusée, par les semenciers industriels, de commercialiser des semences potagères de variétés anciennes. Ces gens là n'aiment pas perdre de l'argent. Le jugement et le couperet sont tombés. Ils ont eu la tête de Kokopelli ! C'était à prévoir,  hélas...

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés,  l'Association Kokopelli est lourdement condamnée :

      - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l'état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l'association Kokopelli, étant maintenues dans l'illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l'ONU, du Sénat, de scientifiques, d'agronomes affirmant l'urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l'état français refuse de libérer l'accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C'est ce qui permet aujourd'hui aux magistrats d'infliger ces lourdes peines à l'association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L'état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l'information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l'association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd'hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l'environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu'elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l'augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu'elles sont vendues par KOKOPELLI ou d'autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l'association, mais dans ses actions.

L'association propose aux jardiniers, aux paysans, d'être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c'est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d'être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l'agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l'heure où l'on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d'assurer notre alimentation, propager l'autonomie semencière par l'exemple est devenu répréhensible. Ce qu'il faut retenir de ces condamnations, c'est la volonté affichée d 'éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L'ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd'hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l'uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d'une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l'ortie, les défenseurs de l'herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l'Environnement et les condamnations qu'il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l'état français mettra un point d'honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L'association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d'une extrême urgence. Si l'agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N'obscurcissez pas l'avenir, il l'est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

            Raoul Jacquin

mardi 22 janvier 2008

Je dis "NON" aux OGM, la pétition du magazine L' Ecologiste !

Pour revenir sur ma note précédente, à propos du débat sur le projet de loi relatif aux OGM qui devait être présenté au Sénat en janvier 2008, puis qui a été repoussé, voici la suite... Le projet de loi revient devant ledit Sénat et c'est pour bientôt ! Ce projet de loi sera présenté le 5 février au Sénat, puis discuté à partir de fin mars à l'Assemblée nationale pour une adoption "avant fin juin" selon le ministre de l'Agriculture.

Alors , signons  vite et en masse cette pétition "JE DIS NON AUX OGM", et pour signe c'est  ICI sur www.ogm-jedisnon.org . C'est une pétition mise en ligne par une référence en la matière, le magazine L'Ecologiste. Il faut que des centaines de milliers de voix disent  NON aux cultures OGM ! Pourquoi ? Parce que "Depuis dix ans, les sondages montrent avec constance l'opposition de l'immense majorité des Français aux OGM. Le gouvernement vient d'annoncer son intention d'interdire un OGM particulier, le maïs Monsanto 810. Mais dans le même temps, le gouvernement prépare un projet de loi afin d'autoriser le développement des OGM !"

Voici donc les 3 points que la pétition nous demande de valider :

"Pour une agriculture et une alimentation de qualité, je demande que la loi sur les OGM affirme :
1. La culture d’OGM en plein champ est interdite.
2. L’utilisation d’OGM dans l’alimentation humaine ou animale est interdite.
3. Le financement de la recherche publique aujourd’hui consacré aux OGM agricoles sera transféré à la recherche sur les techniques de l’agriculture biologique."

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